Impact du coronavirus sur le climat

L’impact négatif du coronavirus a eu au moins un aspect positif sous la forme d’une baisse massive de la circulation automobile et du trafic aérien. À la clé ? Une réduction considérable de nos émissions et du smog urbain. L’heure de pointe commençait à disparaître à Bruxelles et nos recherches ont montré que 10 % de voitures en moins ont sillonné nos routes en septembre par rapport à la même période en 2019.

À nouveau plus d’embouteillages qu’avant le confinement

Greenpeace nous avertit toutefois que les villes s’engorgent à nouveau. Même si nous sommes encore nombreux à travailler à domicile, les données de TomTom montrent que la circulation automobile est plus importante à Bruxelles, Gand et Charleroi qu’avant le confinement. Les personnes qui utilisaient les transports publics ne s’y sentent plus en sécurité en raison du rebond du coronavirus. Elles se déplacent donc en voiture pour aller travailler dans leur bulle.

Les conséquences pour notre air

Si nous n’inversons pas la tendance actuelle, la pollution atmosphérique sera plus importante qu’avant la crise du coronavirus. Une augmentation de 10 % du trafic à Bruxelles entraîne, en effet, une hausse de 5 % du dioxyde d’azote (NO2) et de 6 % des particules dans l’air. Le NO2 peut provoquer, entre autres, la pneumonie, l’essoufflement et l’asthme, tandis que les particules sont cancérigènes et occasionnent des troubles respiratoires.

Tant que la crise perdure, le message reste donc de privilégier le télétravail dès qu’il est possible et d’investir davantage dans les pistes cyclables et les zones résidentielles sécurisées.